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L'alimentation durable

Chiffres clés sur les liens entre alimentation, environnement et santé.

Quelle place pour la durabilité dans les préoccupations des Français ?

Les Français sont globalement bien sensibilisés à l’importance de la mise en place d’actions collectives et individuelles pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et diminuer les impacts environnementaux de nos modes de vie. La transition écologique apparaît ainsi chaque année comme l’enjeu sociétal principal pour une part croissante de la population.

Parmi les actions possibles, l’alimentation est la thématique qui incarne le mieux la place des enjeux climatiques et environnementaux dans notre quotidien. Ces questions, complexes et sensibles, soulèvent un paradoxe : l’une de nos préoccupations quotidiennes et personnelles – se nourrir – heurte un sujet collectif et lointain – le climat.

Qu'est-ce qu'une alimentation durable ?

Aller vers une alimentation durable, c’est accompagner les consommateurs vers de nouvelles habitudes alimentaires qui promeuvent toutes les dimensions de la santé et du bien-être des individus, qui présentent un faible impact environnemental, sont accessibles, abordables, sûrs et équitables.

L’alimentation durable, c’est l’ensemble des pratiques alimentaires qui visent à nourrir les êtres humains en qualité et en quantité suffisante, aujourd’hui et demain, dans le respect de l’environnement, en étant accessible économiquement et rémunératrice sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.
Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME)

La durabilité est une notion qui fait son apparition dans le débat public, et les engagements individuels mis en avant pour lutter contre le réchauffement climatique incluent desormais plusieurs solutions dans le domaine alimentaire.

Quel est l'impact de notre alimentation sur le climat ?

En France, l’alimentation représente 24 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre, c’est le second poste le plus important après celui des transports. Un quart de nos émissions de gaz à effet de serre provient donc du contenu de nos assiettes !

Cela explique pourquoi les scientifiques et les gouvernements insistent sur le fait que l’évolution de notre alimentation est un moyen trop peu mobilisé, alors qu’il s’agit d’un incontournable de la lutte contre le réchauffement climatique.

En plus de l’ampleur de son impact, l’alimentation est le levier sur lequel nous avons le plus facilement la main au niveau individuel.

Quels leviers pour faire diminuer ces 24 % ?

Si toutes les étapes de la chaîne de production ont un impact, la production (agriculture et élevage) représente à elle seule plus des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre de l’alimentation.

Autrement dit, le plus important n’est pas comment on emballe, comment on transporte ou comment on transforme, mais ce qu’on produit et consomme.

Augmenter la part d’aliments à faible impact environnemental (émissions de gaz à effet de serre, consommation d’eau, sauvegarde de la biodiversité, etc.) et issus de système résilients et durables sont des leviers majeurs d’atténuation et d’adaptation.

L’alimentation, en plus de son rôle central dans notre santé, a un rôle majeur à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ces préoccupations, de plus en plus importantes pour les consommateurs, se font aujourd’hui sentir dans les choix de consommation et dans le rééquilibrage des assiettes en faveur d’aliments plus sains et durables.

Faire évoluer son alimentation est un moyen particulièrement efficace et rapide à mettre en œuvre pour un mode de vie plus durable.